30 novembre 2017

Les petites morts

Y'en a plein après le départ de l'autre, des petites morts. Des étapes, des pas qui te font traverser les 5 philosophiques étapes du deuil (hashtag sarcasme en criss!).

Ce soir, c'est le changement des draps dans le lit. Ça l'air banal, anodin. À la limite du ridicule. L'impression d'avoir 15 ans et de vivre le premier chagrin d'amour. Tout peut prendre une importance démesurée. De quoi me faire virer folle. Momentanément ou pour quelques heures.

Tourner une autre page. Accepter de perdre ton odeur pour toujours. Même si dès le premier soir de la rupture, l'odeur était déjà dissipée. On ne s'est pas séparées pour rien. Tu dormais si peu souvent chez-moi que c'est pas olfactivement que t'as laissé des traces. Mais ça me vire à l'envers quand même. Ça fait déjà une semaine que je repousse ça. Va bien falloir le faire un jour. Ne serait-ce que pour des raisons d'hygiène, tsé. Ben oui, tu vois... même sous le poids de la peine, la rationalité veille quand même. On ne me refera pas.

Ça fait que c'est ça. C'est comme si je te mettais définitivement à la porte. De la chambre à coucher. De l'appartement. Encore une fois. Estie. 

By the way, si quelqu'un met la main sur le docteur Howard Mierzwiak, faites-moi signe. J'ai un contrat pour lui... en l'occurence moi. 

Mise à jour : pis c'est au moment où je braillais ma vie en faisant un lit que t'as décidé de prendre de mes nouvelles. Merci pour le timming. Vraiment.

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