Il existe un paradis quelque part...

6.27.2009

Constat de la journée

Ça beau faire bientôt 5 ans que j'habite toute seule, y'a une chose que j'arrive encore mal à réussir...

Plier un maudit drap contour!!!


6.25.2009

4 trente sous pour 1 piastre

Moi qui étais si heureuse de voir mes voisins déménager, la semaine dernière...

Je pense que j'ai changé 4 trente sous pour une piastre.

Mon nouveau voisin, mi-vingtaine, propriétaire d'une "magnifique" Tiburon où il est impossible pour quiconque de s'asseoir à l'arrière because les caisses de son (!!!), semble privilégier le déménagement de nuit...

À 3h30, la nuit passée, monsieur déménageait allègrement ses meubles, avec la délicatesse d'un éléphant dans un magasin de porcelaine. Le tout entouré de tinamis aussi fous que lui pour déménager en plein coeur de nuit.

Je suis bien prête à laisser la chance au coureur... mais me semble que c'est ben mal parti!

6.24.2009

La vie trouve toujours son chemin...

Je l'appréhendais ce moment. Un mélange de hâte et de crainte. Hâte de le voir de mes propres yeux, matérialiser sa vie sauve, de poser les paumes de mes mains dans son cou, dans son dos, de sentir son souffle sur ma peau. Crainte d'un malaise, de fondre en larmes en le voyant, de ne pas trouver les bons mots si la conversation nous amenait sur cet épisode.

Finalement, j'ai pu le regarder à ma guise. Constater de visu qu'il va mieux. Sentir la vie, sa vie, sous mes doigts. Et le malaise n'est pas survenu... on a même pu reparler de tout ça, sans trop broncher, sans tomber dans le mélodrame.

Il y a peut-être une chose qui a changé entre nous. Mais ni lui ni moi n'avons envie d'en parler. D'un commun accord, les yeux dans les yeux, on s'est tu. Et on a su que jamais on n'aborderait ce sujet.

Ce soir, j'ai retrouvé un homme qui a une grande place dans ma vie. Et j'en suis fort heureuse...

6.03.2009

On ne peut pas être contre la vertu...

La nature humaine est parfois difficile à suivre dans son raisonnement.

L'opinion publique s'indigne de cette exposition présentée à Québec, cet été. Parce qu'on n'est pas certain de la provenance des corps, du consentement des gens avant leur décès. On soupçonne que ce soit des prisonniers qui aient été "utilisés" aux fins de l'exposition.

Soit. Si la vérité va dans ce sens, j'admets que c'est douteux tout ça.

Mais les mêmes gens qui s'indignent de cette attraction sont probablement les mêmes qui se bataillent une place de stationnement chez Wal-Mart pour aller acheter des tonnes de trucs, annuellement, faits par des gens exploités (dans tous les sens du terme) pour satisfaire nos "besoins" de Nord-américains.

Mais ça, c'est correct. Justifié. Parce que ça entre dans la catégorie "essentiel" de leurs vies. Tandis qu'une expo... c'est un luxe, de l'extra...

Vertueux... quand ça fait son affaire!

5.26.2009

Bulle d'azote

Si seulement on pouvait se lobotomiser soi-même, juste pour pouvoir enlever les bouts qui nous plaisent pas dans notre tête, ça serait vraiment génial.

C'est là qu'on se rend compte que lorsqu'on est un bout de temps sans faire quelque chose, on perd le tour... dans mon cas, c'est la gestion des émotions et des sentiments qui me donnent du fil à retordre.

On l'a fait où, l'incision?

5.21.2009

Nommer l'innommable

Je t'en veux. Je t'en veux pour des tas de raisons, bonnes et moins bonnes.

Je t'en veux d'avoir posé ce geste-là. D'avoir flirter avec ces bouteilles et d'avoir voulu en finir, une fois pour toute. J'en veux à toi et ton damné mutisme qui t'empoisonne la vie plus que tu ne le crois. Parler, ça n'a jamais tué personne. L'inverse, si. Tu en es la preuve. Ou plutôt, tu aurais pu en être la preuve.

Je t'en veux de m'avoir caché son existence. Parce que ce n'était pas le marché qu'on avait passé tous les deux. Parce que de tous ceux qui partagent ma vie et ont le même statut que toi, tu es probablement le seul avec qui je ne pourrais pas accepter la multiplication des corps. En pleine connaissance de cause. Ça, c'est la réalité qui m'a frappé en pleine gueule ce soir. J'ai encore tes paroles qui résonnent dans ma tête comme le supplice de l'ennemi : "Je dormais avec elle à tous les soirs"...

Et si j'étais vraiment honnête avec moi-même, je te dirais que je t'en veux d'avoir fait ça pour elle. Et pas pour une autre. Je la plains, celle-là, qui devra porter le poids de ton geste sur sa conscience à elle. Mais d'un autre côté, je tente furieusement de me convaincre que ce n'est pas la plus belle preuve d'amour que tu pouvais lui faire. Alors, pourquoi je l'envie quand même un peu...?

Je t'en veux de ne pas m'avoir fait assez confiance pour me faire part de tes tourments. Mais avec cette nouvelle carte en main, je peux comprendre que tu n'étais pas à l'aise. Dans ma belle naïveté, je pensais que j'aurais pu te servir de rempart. Je t'en veux de ne pas m'avoir clairement exprimé le désir que tu avais qu'on se voit ce week-end quand tu m'as lâché un coup de fil. Juste pour se parler. Pas pour emmêler les draps, comme à l'habitude.

Mais il n'y a pas qu'à toi que j'en veux. Je m'en veux à moi-même aussi. De l'accueil que j'ai réservé à ton coup de fil. De ne pas avoir pris au sérieux la détresse de ton message sur MSN. De t'avoir surestimé, toi et ta force, et ta capacité à rebondir.

Je m'en veux d'être si déboussolée ce soir. De t'avoir dit ma vulnérabilité tout à l'heure. Je m'en veux de te vouloir exclusivement mais pas sérieusement. Je m'en veux de cette réaction d'enfant gâtée qui me fait horreur.

Et je nous en veux d'être si mésadaptés l'un face à l'autre. Deux entités qui se (ré)confortent dans une relation pas si simple que ça, au final. Et qui n'ont jamais été dans le même mood au même moment. Les déclarations trop tôt, ou trop tard. Les mêmes envies toujours décalées sur l'échelle du temps de nos vies.

J'ai beau me faire violence ce soir... je me rends compte que mon armure n'est pas aussi solide que je le pensais. Et c'est ça qui m'enrage le plus je crois...

5.02.2009

La faculté d'adaptation

Le plus difficile, c'est d'enfreindre une règle pour la première fois. Ou de commettre un péché pour la première fois.

Après ça, on ne s'enfarge plus dans les fleurs du tapis. Ce qui nous avait causé des tourments et de l'insomnie ne nous effleure même pas l'esprit quand l'occasion se présente à nouveau.

Ça y est, c'est maintenant officiel...

Je n'ai plus aucune morale. Et, étonnament, je vis très bien avec tout ça!